| Ecrit par Quentin_MNLE,
le 07-05-2008 10:18
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Publié dans : Articles, Climat |
En compilant des données mises à disposition par le CITEPA, et par la DGEMP, nous avons pu réaliser un graphique (qui contient toutefois quelques approximations) présentant la répartition des émissions de CO2 en France Métropolitaine.
Nous avons souhaiter séparer les émissions en deux catégories :
- Les "émissions personnelles", liées au logement, au transport de personnes, sur les quels tout un chacun est capable d'influer,
- Les émissions dues à la production et à la consommation de biens, sur lesquelles le citoyen n'a pas vraiment de levier.
Le résultat est le suivant :
 Répartition des émissions au niveau national (2005)
Pour arriver à ce graphique, nous avons conjugué les chiffres des émissions publiés par le CITEPA (Centre Interprofessionnel Technique d'Etudes de la Pollution de l'Air) avec les données sur la consommation énergétique de la DGEMP (Direction Générale de l'Energie et des Matières Premières, rattachée au Ministère de l'Industrie et des Finances). Ceci afin de résoudre un problème : dans les chiffres du CITEPA sont données les émissions dues à la production d'électricité. Il était donc nécéssaire de savoir dans quelle mesure cette électricité est consommée par les particuliers, les industriels et le secteur tertiaire. Au final, on arrive à des valeurs qui sont bien entendues approximatives (l'électricité consommée en France pouvant parvenir de toute l'Europe, il est impossible de connaître précisément les émissions qui en proviennent), mais qui donnent une bonne idée des secteurs à améliorer.
Il est interessant de constater que le chauffage de nos maisons et le transport de personnes représentent respectivement 16 et 18% des émissions nationales (Ces chiffres sont suceptibles de varier en fonction de la région étudiée).Les réseaux de chauffages représentent une partie très réduite des émissions, la plupart des logements en France étant chauffés de manière individuelle. Concernant les transports, il est encore possible de séparer les déplacements dûs au travail et les déplacements de loisirs (On considère généralement la proportion aux alentours de 50-50%).
Venant de là, un constat :
Isoler les bâtiments, développer des moyens alternatifs à l'automobile, c'est indispensable, mais insuffisant!
L'accent doit donc être mis sur les émissions dûes à la production et à la consommation, sur lesquelles les leviers disponibles pour les individus sont très peu nombreux. En effet, il est possible de limiter sa consommation à des produits locaux, mais se pose ici le problème de la disponibilité. Les filières n'existent quasiment pas, a fortiori dans des zones très urbanisées comme la région parisienne. L'impulsion doit donc venir "d'au-dessus", afin de concilier une volonté citoyenne et une réelle politique de consommation et de production durables.
Beaucoup de travail en perspective!
Dernière mise à jour : 16-04-2009 12:51
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intéressant
Ecrit par: cosserat (Membre) le 23-11-2009 10:27