| Ecrit par Quentin_MNLE,
le 04-09-2009 15:09
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Publié dans : Articles, Habitat |
Nous avons déjà abordé dans un article précédent la problématique de l'énergie finale et primaire. Pour rappel, si on regarde la réglementation de près, on s'aperçoit que toutes les énergies ne sont pas pondérées de la même manière. On doit en effet diviser sa consommation autorisée par un coefficient de 1 pour les énergies fossiles classiques (fioul, gaz, charbon), de 2,58 pour l'électricité, et de 0,6 pour les chaudières au bois. Si on peut comprendre la différence entre ces sources d'énergies, comment se justifie cet écart?
Un extrait d'une note de synthèse réalisée par les services techniques de la ville d'Amiens nous indique ceci : - Arrêté du 24 mai 2006 relatif aux caractéristiques thermiques des bâtiments nouveaux et des parties nouvelles de bâtiments (article 35) : o 2,58 pour les consommations et les productions d’électricité ; o 1 pour les autres consommations (énergies fossiles, biomasse, déchets divers, etc….).
- Arrêté du 8 mai 2007 relatif au contenu et aux conditions d’attribution du label « haute performance énergétique » (article 2) : o 0,6 pour le bois pour les bâtiments au label « bâtiment basse consommation ».
Commentaires : Les coefficients de transformation en énergie primaire de l’énergie finale consommée par un bâtiment ne reflètent pas, à notre avis, l’énergie nécessaire à la production d’un combustible ou d’un carburant. En effet, par exemple, l’énergie pour le raffinage du fuel domestique n’est pas prise en compte, comme celle utilisée à la compression et au transport du gaz naturel.Par ailleurs, la réduction à 0,6 pour l’utilisation du bois dans les bâtiments BBC permet de ne pas imposer un coût de construction prohibitif (sur-isolation) pour compenser un rendement de chaudière à bois inférieur à celui d’une chaudière à gaz. Enfin, la part croissante d’énergie renouvelable (éolien et photovoltaïque) n’est pas actualisée annuellement pour l’électricité. On peut espérer que dans la future RT 2010 ces anomalies soient corrigées. La mise en place de ces coefficients, même si elle a sûrement été accompagné d'une étude poussée, se heurte donc à quelques écueils. Concernant le bois, la mise en place de ces coefficients entre tout à fait dan s la politique actuelle de l'ADEME, qui vise au développement massif de la filière chauffage bois en France. Tout ceci permet donc de se reposer encore une fois la question : pourquoi compte-on en kWh et pas en carbone? Dernière mise à jour : 04-09-2009 15:29
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opinion
Ecrit par: adon (Membre) le 02-07-2010 12:05